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A qui le tour ? La Cfdt Axa France mobilisée

Déclaration préalable de la Cfdt lors du Comité Central d’Entreprise d’Axa France du 18 octobre 2017

Un élu CFDT fait actuellement l’objet d’une procédure de licenciement pour faute.
Cette procédure est motivée par de prétendues irrégularités concernant des notes de frais.
La CFDT s’interroge sur les véritables motivations de la sanction envisagée qui apparaît disproportionnée eu égard aux faits reprochés.
En effet, force est de constater que l’intéressé n’utilisait pas l’intégralité de l’enveloppe de frais qui lui était allouée et omettait même de demander la prise en charge de certains postes de dépense. Il en résulte que le préjudice financier subi par AXA se révèle inexistant.
La sanction envisagée repose donc sur un problème de forme, étranger à toute volonté de flouer l’entreprise.
Qu’une telle situation se traduise par un licenciement, sanction la plus importante dans l’échelle des sanctions, relève d’une totale iniquité. En effet, les frais de l’élu ont toujours été validés mensuellement par sa hiérarchie, sans aucune réserve. Par ailleurs, il convient de noter que la Direction a fait le choix de mettre en place un nouveau processus de contrôle des frais des salariés commerciaux au regard d’un pourcentage d’anomalies qu’elle estime élevé. Dès lors, comment ne pas s’étonner qu’un élu en fasse spécifiquement et prématurément les frais.
La CFDT ne peut que voir dans la procédure diligentée une discrimination syndicale manifeste. En effet, l’intéressé a été impliqué en première ligne dans un climat syndical tendu, d’une part à l’occasion d’une procédure judiciaire menée à l’encontre de la Direction, d’autre part en alertant sur un mode de management source d’une ambiance délétère au sein d’une équipe.
La CFDT déplore que la Direction, alors qu’elle prétend s’inscrire dans la logique d’un dialogue constructif, ait fait le choix de développer un climat de terreur qui vise manifestement à dissuader les porteurs de mandat de toute liberté d’action et d’expression.
Ne se satisfaisant pas de dégrader les conditions de travail des salariés, la Direction s’attaque donc maintenant violemment et sans discernement à ceux qui sont en charge de la défense des intérêts de ces derniers. À défaut d’abandon de la sanction envisagée, la CFDT en tirera toutes les conséquences et n’hésitera pas à communiquer largement sur la dégradation du dialogue social au sein de l’entreprise.

Et qui demain ? Vous ?

La Cfdt a quitté la séance ; elle rompt ainsi sa communication avec la Direction jusqu’à ce que celle-ci revienne à une juste appréciation de la situation.

 

CR Cfdt CCE AXA France octobre 2017