Compte rendu du CCE Axa France des 5 et 6 juillet 2017

LéZéKoS CfDt de la réunion du Comité Central d’Entreprise d’AXA France des 5 et 6 juillet 2017

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Intervention préalable de la Cfdt

La Cfdt alerte la direction ; elle lui demande l’arrêt de la détérioration des conditions de travail.

Les salariés, administratifs et commerciaux, exercent leur activité dans un contexte toujours plus difficile.

La Cfdt revendique en conséquence la prise de mesures immédiates. En effet, la réorganisation d’AXA France, insuffisamment préparée, a semé la tension et le mal-être au sein des équipes. Face aux remontées des différents secteurs, toujours plus nombreuses et alarmantes, la Cfdt interpelle à nouveau la direction pour qu’elle prenne des mesures de sauvegarde :

● le gel de la réorganisation avec une nouvelle réflexion en vue de la présentation d’un dossier plus abouti (ex. : retour à la mise en place d’une organisation par branche au sein des services production IARD Entreprise) ;

● l’arrêt des refus de demandes de télétravail liés à un pseudo-manque d’autonomie ;

● la révision des objectifs dans un sens plus réaliste afin d’éviter que les salariés ne soient mis en situation d’échec ;

● la reconduction en 2017 du niveau des rémunérations variables de 2016, au minimum ; les salariés n’ont pas à faire les frais d’une réorganisation qu’ils subissent ;

● le report sine die du projet de mise en œuvre de l’entretien d’appréciation de la performance « Yes Perform & Develop » qui ne fera qu’aggraver la pression pesant sur les salariés ;

● des recrutements en rapport avec la réelle activité des services (malheureusement non mesurée lors de la mise en place de la réorganisation malgré nos demandes répétées).

Il faut agir en urgence ! A défaut, la direction prendrait le risque d’une véritable hécatombe dont nous voyons les signes avant-coureurs dans de trop nombreux secteurs de l’entreprise.

NON A UNE RENTREE DANS DES CONDITIONS TOUJOURS DETERIOREES !

Réponse de la direction : « nous sommes prêts à examiner les difficultés particulières » !

Autrement dit, pour la CFDT, rien !

Aucun contenu face à la souffrance ou à la détresse de plus en plus de salariés, administratifs ou commerciaux ; aucune approche particulière ni nouvelle ni complémentaire devant les conséquences désastreuses pour les clients et pour les salariés de la mise en place de la nouvelle organisation d’AXA France…

… alors que de toutes parts de plus en plus de salariés nous rapportent qu’ils n’ont plus les moyens suffisants pour exercer leur activité professionnelle (avec tous les retentissements qui peuvent s’ensuivre sur leur vie personnelle) et aucune vision de l’avenir ; « la charge de travail est de plus en plus importante pour chacun. Mais le pire, c’est que nous ne savons pas réellement ce que souhaite la compagnie. Jamais nous n’avons connu autant d’incertitude dans nos métiers »…

 

Consultation sur le projet de déménagement du site La Fayette

Avis de la Cfdt :

La Cfdt constate l’absence de justifications économiques de ce déménagement dont le coût réel serait supérieur aux gains économiques attendus, la direction ne prenant pas en compte les éléments de comparaison suivants entre La Fayette et T9, en particulier :

•  la saturation, les retards et pannes récurrentes du RER A ;

•  la fatigue supplémentaire liée à l’allongement du temps de transport ;

•  la perte de temps non compensée pour les cadres, induisant une perte de productivité, et partiellement compensée pour les non-cadres.

En matière de loyer, le CCE rappelle que le coût du loyer annuel par personne à La Fayette (5M€/700 = 7 143 euros par personne) est inférieur à celui de T9 (2,1 M€/280 = 7 500 € par personne).

Concernant les charges dont la direction a le contrôle, et s’agissant d’un bail commercial, les chiffres présentés sur de prétendus travaux futurs ne relèvent que de la volonté de la direction d’effectuer une comparaison qui lui est favorable.

Les courtiers ne viendront pas à Nanterre, ce qui induira une perte de chiffre d’affaires. Nous en voulons pour preuve que le chiffre d’affaires d’AXA France ne fait que diminuer depuis le transfert de Tivoli à Nanterre, comme nous l’avions annoncé en 2010 !… Les courtiers préféreront aller voir des compagnies représentées intra-muros. Depuis qu’AXA a abandonné les sites parisiens, la direction est obligée de relouer des sites intra-muros pour un coût exorbitant. A ce titre, la direction omet le coût supplémentaire induit par le transfert des services commerciaux, notamment, à Opéra Victoire.

Concernant le risque de crue centennale, un temps invoqué par la direction, l’argument n’est pas recevable, car même s’il se réalisait, ce qui est loin d’être certain en raison des mesures de prévention prises depuis 1910 (rehaussement des quais, installation de bassins/lacs de rétention en périphérie de l’Ile-de-France avec possibilité d’inondations déclenchées en aval en vue de protéger la capitale avec des dispositifs de vigilances des crues, etc.), l’assurance obligatoire des catastrophes naturelles s’appliquerait au site de La Fayette, tant pour les risques directs que pour les pertes d’exploitation consécutives, alors que les Terrasses à Nanterre, dont l’accès serait rendu impossible par l’inondation du RER A, ne bénéficieraient d’aucune indemnisation, l’impossibilité d’accès étant exclue de la garantie des catastrophes naturelles.

Bref, le seul intérêt est pour le parking des directeurs qui ont des voitures de fonction !

En définitive, les salariés de La Fayette, en particulier ceux qui iront au T9 ou au T6, auront droit à « la totale » : réorganisation, déménagement, Agile Working et, enfin, évaluation professionnelle des compétences relationnelles en 2018 malgré leur caractère subjectif dénoncé unanimement par les représentants du personnel.

Si le déménagement devait toutefois se réaliser, compte tenu de l’éloignement du T9 par rapport aux autres terrasses, la Cfdt réitère sa demande d’y installer un local médical, un kiosque IT et une salle de sports, celle du T3 étant d’ailleurs déjà trop petite, étant entendu que la Cfdt prend acte de l’accord de la direction pour y installer un local CRIFIE et une simple salle de repos.

La Cfdt prend acte que pour les salariés qui ne les auraient pas encore transmises, les fiches transports sur la base desquelles sera calculée l’éventuelle réduction du temps de travail conformément à l’accord de GPEC pourront être adressées à la direction pour prise en compte plus tard, fin 2017, la date limite écoulée ayant été fixée au stade du présent projet, non encore définitif.

Pour pouvoir fermer le site de La Fayette, la direction doit respecter la condition de mettre en place au T9, mais aussi au T6, l’Agile Working. Ce qui nécessite une consultation distincte, qui n’a débuté tardivement que près de 3 mois après la présente, alors qu’il aurait fallu la commencer en même temps afin de respecter les délais préfixes.

Le rapport d’expertise ISAST délivré dans le cadre de la consultation de l’IC CHSCT révèle que les métiers de La Fayette sont inéligibles en l’état à l’Agile Working prévu au T9 : absence de dématérialisation, très faible taux de télétravail, application de la loi Belorgey pour les corporels.

A propos du télétravail, la Cfdt demande son ouverture à tous les salariés concernés par l’Agile Working et l’absence de bureau attribué, bien sûr sur la base du volontariat.

La Cfdt demande également le transfert à l’identique des armoires, imprimantes individuelles, et autres outils et mobiliers nécessaires à la poursuite de l’activité dans des conditions de travail satisfaisantes et non dégradées.

De manière générale, la Cfdt demande à la direction de prendre en compte l’ensemble des préconisations du rapport d’expertise ISAST.

Aussi, compte tenu des délais de 7 mois minimum pour préparer les équipes à l’Agile Working (PEP’S, préparation aux outils, plan d’accompagnement), délai indiqué dans le document des 11/12 mai 2016 du CCE relatif au projet de développement de l’Agile Working qui fait l’objet d’une expertise d’accompagnement en cours de l’IC CHSCT, la Cfdt considère que l’objectif du déménagement fin 2017 ne peut être tenu, et, à défaut de son annulation souhaitée par les salariés, demande son report tant que les prérequis n’auront pas été réalisés, en particulier pour les salariés soumis à la loi Belorgey.

Enfin, la Cfdt estime que la validité du présent avis est conditionnée par celui relatif à la consultation en cours sur le projet d’ajustement et du périmètre de l’Agile Working, condition prérequise indispensable à la réalisation du présent projet de fermeture du site de La Fayette.

En conséquence, la Cfdt invite ses élus à rendre un avis défavorable.

 

Consultation sur le projet d’ajustement des périmètres et modalités de déploiement des nouvelles formes d’organisation du travail

Avis de la Cfdt :

La Cfdt rappelle qu’il était prévu que les premiers déploiements des nouvelles formes d’organisation du travail sur 2016/2017 se développent dans les secteurs suivants :

  • équipes de la DSI et d’AXA France Supports actuellement implantées aux Terrasses 2 & 3 (soit un équivalent de 5 étages et 951 postes actuellement) ;
  • l’ensemble des équipes concernées par l’implantation sur le site d’Isneauville en 2017 (400 postes actuellement).

Ces premiers déploiements font actuellement l’objet d’une expertise d’accompagnement du Cabinet ISAST, auprès de l’IC CHSCT, votée le 13 mai 2016, toujours en cours, qui se déroule de la manière suivante en accord avec la direction :

•  après les premiers avis rendus par l’IC CHSCT le 29 juin 2016, et par le CCE les 11/12 juillet 2017, le  rapport intermédiaire d’expertise du Cabinet ISAST du 11 avril 2017 a fait l’objet d’une séance de restitution à l’IC CHSCT le 19 avril 2017 ;

•  il est convenu qu’après mise en œuvre et retour d’expérience des premiers déploiements, un deuxième rapport sur la base duquel une deuxième consultation et des préconisations des Instances interviendront pour le déploiement ultérieur sur les autres secteurs fin 2017.

Dans le cadre du projet de déménagement du site de La Fayette décidé par la direction, qui fait l’objet de procédures de consultation distinctes débutées les 1er/02 février 2017 auprès du CCE et le 09 mars 2017 auprès de l’IC CHSCT, la direction a décidé de bouleverser ce programme et d’initier une demande de modification du périmètre et d’ajustement des modalités de l’Agile Working qui fait l’objet de la présente consultation du CCE  commencée tardivement les 10/11 mai 2017, et de l’IC CHSCT le 22 mai 2017. En effet, pour pouvoir fermer le site de La Fayette, la direction nous a indiqué qu’elle doit respecter la condition de mettre en place au T9, mais aussi au T6, l’Agile Working. Ce qui nécessite la présente consultation distincte de celle afférente à la fermeture du site de La Fayette qui n’a débuté tardivement que 2 mois et demi après cette dernière, alors qu’il aurait fallu la commencer en même temps afin de respecter les délais préfixes.

L’IC CHSCT a rappelé que le rapport d’expertise ISAST sur le projet de déménagement du site de La Fayette révèle que les métiers de La Fayette sont inéligibles en l’état à l’Agile Working prévu au T9 : absence de dématérialisation, très faible taux de télétravail,  application de la loi Belorgey pour les corporels.

Aussi, compte tenu des délais de 7 mois minimum pour préparer les équipes à l’Agile Working (PEP’S, préparation aux outils, plan d’accompagnement), délai indiqué dans le document des 11/12 mai 2016 du CCE relatif au projet de développement de l’Agile Working qui fait l’objet d’une expertise d’accompagnement en cours de l’IC CHSCT, le CCE rappelle qu’il considère que l’objectif du déménagement au T9 en mode Agile Working fin 2017 ne peut être tenu, et, à défaut de son annulation souhaitée par les salariés, demande son report tant que les prérequis n’auront pas été réalisés, en particulier pour les salariés soumis à la loi Belorgey.

Toutefois, suite à ses demandes, et aux préconisations du rapport intermédiaire de l’expert ISAST du 11 avril 2017 relatif à la consultation précédente, en attendant les rapports d’expertise relatifs aux missions votées dans le cadre de la consultation du CCE et de l’IC CHSCT sur le présent projet, le CCE prend acte des améliorations accordées au projet par la direction, notamment :

  • l’équipement des collaborateurs de souris et claviers sans fil ;
  • les doubles écrans pour les métiers le nécessitant ;
  • la mise à disposition de sacoches à roulettes pour les salariés, à la fois en télétravail et en Agile Working qui le demandent ;
  • même dans le cadre de la nouvelle modalité d’implantation en univers métier, les collaborateurs conservent le libre choix de leur implantation, notamment en zone silence, étant entendu qu’au T9, l’implantation d’un étage selon l’ancienne modalité « en fonction des activités » sera conservée ;
  • la mise en place de tables d’appoint et de chariots au niveau des casiers ;
  • l’isolation acoustique des espaces silence ;
  • les bureaux « sales » seront nettoyés quotidiennement, avant l’installation le matin des collaborateurs ;
  • le rappel de l’interdiction de déjeuner au bureau, dans les espaces « lounge » et les salles de réunion ;
  • l’harmonisation et l’amendement des règles d’équipe : « les collaborateurs s’efforcent de libérer leur emplacement lorsqu’ils quittent leur emplacement pour une réunion de plus de 2 heures, et obligatoirement lorsqu’ils quittent l’entreprise. Dans ce cas, ils débarrassent leur espace de travail (gobelets, bouteilles d’eau vides…) » ;
  • les personnes en situation de handicap conservent un poste de travail attribué, celles nécessitant un fauteuil spécifique ou un repose-pied le détiennent et peuvent le laisser sur le plateau ;
  • tout nouveau site que la direction souhaiterait installer en Agile Working devra faire l’objet d’une consultation préalable du CHSCT ;
  • Etc.

Aussi, compte tenu des engagements pris par direction, la Cfdt accepte de rendre le présent avis aujourd’hui, et ne s’oppose pas au déploiement de l’Agile Working au T6 et au T9 prévu par le présent projet, sous réserve de la consultation du CHSCT concerné sur l’aménagement des espaces, étant entendu qu’en accord avec la direction, la mission d’expertise du Cabinet SYNDEX votée les 10/11 mai 2017 (comme celle du Cabinet ISAST votée 22 mai 2017 à l’IC CHSCT) s’effectuera en accompagnement du déploiement à partir du mois de septembre, avec un rapport qui devra être rendu fin 2017, puis un deuxième avis de l’instance sur les préconisations de ce rapport.

En conséquence, la Cfdt appelle ses émus à émettre un avis d’abstention.

 

Information/consultation sur le projet d’aménagement à intervenir dans le cadre de la négociation annuelle sur les salariés du personnel commercial impactant les modes de rémunération

En préalable, l’ensemble des membres du CCE met en évidence les soucis rencontrés par les salariés commerciaux Classe D du réseau AEP qui, depuis plusieurs mois, ont perdu l’accès à des transactions informatiques, et en particulier celles qui permettent de traiter les assurances flotte Auto. Les revendications de la Cfdt sont rappelées ; remettre en place les transactions informatiques pour assurer un meilleur service aux clients, donner à ces salariés Classe D et aux producteurs IARD les moyens de travailler correctement.

La direction insiste sur la possibilité de prendre contact directement avec le service des Engagements ; sans doute, mais le service ne répond pas aux appels… ! La direction s’engage à apporter des réponses. A suivre.

Avis de la Cfdt :

Dès le début des négociations, la direction de la distribution a expliqué que cette négociation annuelle obligatoire se passerait dans un contexte particulier avec l’approche de la mise en place des mesures IDD.

La Cfdt n’a pas été déçue !

En effet, la direction, refusant purement et simplement toutes les mesures proposées par l’ensemble des organisations syndicales, s’est limitée à proposer une augmentation des fixes, des seuils, de l’OMP, la valorisation des enveloppes de frais, une nouvelle offre d’assurance emprunteur et la suppression du complément de régularité mensuelle, mesure négociée en 2016.

La direction a proposé également la reconduction de la mesure exceptionnelle concernant la rémunération sur le produit Drouot Estate. La formation de ce produit ne commencera qu’en septembre 2017 alors que ce produit fut présenté lors de la NAO 2016… ; mieux vaut tard que jamais, dit-on !

Mais le comble a été d’apprendre par la direction, lors de cette NAO 2017, que cette mesure négociée en 2016 pour l’ensemble des salariés commerciaux ne serait applicable qu’à une partie de la population commerciale, car la direction ne désire pas donner le droit à la formation à l’ensemble des salariés commerciaux !

La Cfdt refuse d’accepter une telle discrimination et encore moins le manque de transparence dans la communication entre les salariés commerciaux habilités et rémunérés à commercialiser ce produit et les autres.

NON à ce moyen facile de faire des économies : faire commercialiser un produit par une partie de la population commerciale sans la former et sans la rémunérer ! C’est affligeant.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La direction propose, comme mesure unilatérale en cas de non signature, une baisse de la rémunération sur ce produit non déployé France entière… !

Voici encore un nouveau moyen de réduire les coûts : négocier une mesure exceptionnelle en 2016, former les salariés en septembre 2017 et, au passage, réduire la rémunération !

En conclusion de ce simulacre de NAO, la Cfdt demande à ses élus de rendre un avis défavorable.

 

Consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise (article L. 2323-12)

Compte rendu de la réunion du 29 juin 2017 de la commission économique

Avis du CCE sur la situation économique et financière d’AXA France

Le CCE a pris connaissance du rapport Syndex sur la situation économique et financière d’AXA France et plus précisément sur les conditions de la formation du résultat de 2016 et sur la situation de la compagnie au regard des exigences de solvabilité.

Parmi les constats, le CCE note que le résultat technique de l’IARD est cette année soutenu par un niveau exceptionnellement élevé de boni sur sinistres antérieurs. Ce constat tranche avec le discours alarmiste de la Direction qui s’inquiétait en cours d’année 2016 des mauvais résultats de l’année. Le CCE considère que ce fort dégagement de boni traduit la qualité de souscription et le savoir-faire technique des équipes, qui sont au cœur de la création de valeur de l’entreprise.

Nous remarquons que ces boni ont surtout permis de renforcer la Marge de Sécurité Technique (MST), c’est-à-dire les fonds propres de la société contribuant ainsi directement à la couverture des risques de la société et permettant une lecture par le Groupe, plus transparente et directe, des réserves d’AXA France ; ceci s’opérant dans le cadre d’une politique édictée par le Groupe vis à vis de l’ensemble de ses filiales. Si aujourd’hui AXA France IARD bascule des provisions techniques vers de la MST, le Groupe autorisera-t-il à l’avenir, en cas de besoin, le soutien des provisions techniques à partir de la MST assimilable à des fonds propres ? Dans le contexte de priorité donnée à l’optimisation financière par rapport au développement, tel qu’énoncé par le Groupe jusqu’à présent, rien n’est moins sûr.

A ce sujet, le CCE s’inquiète des pertes de portefeuilles très significatives qu’enregistre la compagnie, toujours en IARD. Le CCE souhaite que la politique de segmentation tarifaire nationale, en place depuis plusieurs mois, aboutisse au résultat escompté et permette un retour de la croissance de l’activité, profitable au développement de l’emploi dans AXA France.

En Assurances de Personnes, le CCE constate la bonne dynamique sur la prévoyance individuelle et collective ainsi que sur la santé collective. Il note également la légère baisse de la collecte de l’épargne désormais fortement orientée vers les UC. Le CCE attend que la direction défende les commerciaux salariés qui ont porté la politique commerciale des UC, dans l’hypothèse où la clientèle viendrait à les mettre en cause en cas de revers économique.

Le CCE remarque la signature d’un contrat atypique en retraite collective qui soutient le chiffre d’affaires mais relève davantage de l’ingénierie et de l’optimisation financière (risque de contrepartie) que de l’activité traditionnelle d’assurance.

Concernant les résultats des assurances de personnes, le CCE note tout d’abord la dégradation de la sinistralité sur les comptes de la prévoyance individuelle. Même s’il ne se déclare pas inquiet pour le moment pour ce portefeuille, relativement jeune et en développement, ce sujet sera suivi par le CCE.

Sur la Prévoyance collective, le CCE s’inquiète de la dégradation des résultats techniques et de la sinistralité, et surveillera particulièrement ce point.

Enfin, le CCE souligne l’effet du Central Risk Carrier (CRC) sur 2016 qui impacte à la baisse les résultats totaux à travers la hausse des frais généraux. Les opérations d’optimisation des fonds propres (remboursement d’1,7 Md€ de dettes subordonnées, résiliation du traité CRC) ont des répercussions négatives sur le ratio de solvabilité 2 d’AXA France Vie, certes toujours à un niveau supérieur à 100% mais avec une marge de manœuvre plus faible pour assumer un choc « vingtenaire » ou un développement dynamique de l’activité en assurances de personnes.

Sur les SA IARD et Vie, le CCE relève que l’intégralité du résultat est remontée en dividendes. Aucun résultat n’est conservé. Cela a rarement été le cas au cours des années passées.

Ces constats démontrent un niveau de contrôle croissant exercé par le Groupe sur l’entité française, lui réduisant ses marges de manœuvre financières.

Le CCE estime que le scenario de dividendes remontés au Groupe pour les prochaines années est très ambitieux, au point de devoir être révisé en cas de choc « vingtenaire » sur les fonds propres d’AXA France. Le CCE craint que cette gestion « juste à la limite » des fonds propres d’AXA France conduisent par cascade de conséquences à des situations « hors des limites » en termes d’exigences de rentabilité à court terme et de pratiques de travail.

En effet, sur le terrain, cette orientation vers

1. davantage de rentabilité à court-terme, et

2. le rétrécissement des marges de manœuvre financières

se traduisent par moins d’autonomie pour AXA France et de moyens pour ses salariés. Ceci alors même que notre entreprise promeut la responsabilisation des salariés vis à vis de leur propre parcours professionnel. Le CCE alerte sur les limites et les risques que cette politique fait courir à l’entreprise  Risque pour les salariés tout d’abord : le CCE rappelle que les salariés sont actuellement particulièrement sollicités par une réorganisation d’une ampleur sans précédent et dont tous les effets sur la réalité quotidienne du travail sont sous-estimés par la Direction. Risque pour la qualité de service ensuite, donc pour le portefeuille.

Le CCE craint que la Direction tienne des salariés pour responsables d’erreur dues à la pression qui s’exerce sur eux (manque de temps, manque de moyens, de formation, charge de travail,…), alors que ce sont les défaillances de l’organisation qui seraient à mettre en cause (responsabilité de l’employeur).

Le CCE déplore que la baisse des frais de personnel finance l’accélération des projets de transformation, traduisant ainsi la contribution des collaborateurs et des assurés au financement des investissements de l’entreprise !

Il constate également l’impact financier réel du CET : quelques millions d’euros par an en fonctionnement (autour de 5 M€) ! C’est à dire un impact mineur pour des problèmes de fonctionnement majeurs ! Le CCE redit sa consternation et conteste cette décision contre-productive, aux coûts indirects volontairement mal estimés : perturbation des services, retards, baisse de la qualité, altération d’image, stress au travail, absentéisme, désengagement des salariés, attractivité de l’entreprise, mesure à contre-courant des politiques nationales de l’emploi et de celle des concurrents… Doit-on parler d’une décision à rationalité limitée ?

Le CCE prend acte de l’épilogue des difficultés de la banque Monte Paschi di Siena avec la réduction à zéro de la valeur des titres possédés par AXA France et, à la clé, une nouvelle lourde perte (64 M€ de dépréciation en 2016, pour un total de 248 M€ de perte comptable provisoire). AXA France aura lourdement payé pour l’incapacité de l’allié italien du groupe AXA à faire face à ses problèmes de solvabilité.

Le CCE estime que la remontée, certes encore timide pour l’instant, des taux d’intérêt, devrait être, au moins prochainement, de nature à desserrer les contraintes qui pèsent sur AXA France. Il demande que l’amélioration des produits financiers vienne donc desserrer les contraintes imposées aux équipes (économies de frais généraux, non remplacement des départs, dénonciation de l’accord CET, absence de tuilage…). Cette amélioration ne doit pas bénéficier qu’aux seuls actionnaires mais aussi aux assurés et aux salariés.

Les économistes se sont fait l’écho récemment des premiers signes d’une reprise économique en 2017 : accélération de la croissance et des investissements des entreprises, baisse du chômage, reprise de la construction… Le CCE souhaite qu’AXA France puisse tirer parti de cet environnement plus favorable pour développer son activité et l’emploi sur AXA France. Il met en garde contre les conséquences d’une politique trop engagée sur la recherche d’économies pour la rentabilité de court terme qui lui ferait manquer cette fenêtre d’opportunité, au bénéfice de ses concurrents.

La motion est votée à l’unanimité des membres du CCE.

 

Poursuite de l’information en vue de la consultation sur le projet d’évolution de l’activité de gestion de la Direction Service aux Clients Prévoyance Individuelle

La direction continue de répondre aux questions posées lors des précédentes réunions, notamment sur l’avenir de tous les salariés concernés par cette réorganisation.

 

Information en vue de la consultation sur le projet de rachat des actions des sociétés FICL et FACL, transfert des portefeuilles de ces sociétés d’assurance vers AXA France IARD et AXA France Vie et fusion de ces sociétés dans AXA France IARD et AXA France Vie

La Cfdt demande des précisions sur l’intérêt de ces opérations et la rentabilité qui en est attendue.

 

Information/consultation sur le projet d’avenant au Règlement du Plan d’Epargne d’Entreprise de Groupe des Sociétés d’AXA France (métropole et DOM-TOM)

Avis de la Cfdt

Ce projet d’avenant a pour objet la prise en compte, comme chaque année, de l’opération Shareplan en créant les supports financiers pour la formule dite « classique » (le fonds AXA Actions Relais France 2017) et la formule à effet de levier (AXA Plan 2017 France).

Il permet d’actualiser la liste des entreprises bénéficiaires de ce PEEG et de mettre à jour la liste des FCPE/SICAV proposés aux salariés AXA.

La Cfdt invite ses élus à rendre un avis favorable.

 

Point sur l’articulation dans le temps entre les dispositions conventionnelles sur le CET et le dispositif légal d’alimentation du PERCO

La direction rappelle les termes de l’art. 7-3 (planification indicative de l’ensemble des jours de congés sur l’année) et de l’article 15 de l’OARTT. Pour les jours de congés qui ne pourront être posés/pris, il y aura application de la loi (qui pourrait être modifiée d’ici là, complète-t-elle).

La Cfdt ne partage pas l’analyse de la direction ; le principe (la loi) est que le salarié doit avoir le choix de pouvoir mettre jusqu’à 10 jours de congés sur le PERCO. A suivre.

 

Information complémentaire en vue de la consultation sur le projet de transformation de la Direction des Opérations Clients Epargne et Patrimoine d’AXA Particuliers et IARD Entreprises

La direction complète les informations délivrées jusqu’à présent.

 

Information complémentaire en vue de la consultation sur le projet de rénovation de l’outil (People ’In vers Yes & Perform) et de refonte du dispositif d’évaluation professionnelle (EADP vers gestion de la performance)

La direction entame la présentation de ce que sont les compétences professionnelles relationnelles par la « vision » et le « leadership ».

Le Cabinet Syndex fait un point d’étape de l’expertise en cours. Qu’est-ce que la performance ? Un résultat produit au regard d’un résultat attendu ? résultat qui tient compte des capacités du salarié ? Un progrès ? Des efforts ? Vers le self management…

Pour la Cfdt, la mise en place de ce nouveau dispositif mettra le feu dans les équipes, qui plus est dans la situation actuelle d’AXA France, réorganisation oblige. Les critères sont imprécis et l’appréciation objective est impossible. Si la direction souhaite passer en force, la Cfdt prendra ses responsabilités en saisissant le juge.

 

Questions diverses

●Arrêt temporaire du fonctionnement du RER A (travaux d’été)

La Cfdt dénonce la faiblesse des moyens accordés par AXA France aux salariés. La direction répond que toute préoccupation particulière d’un salarié sera examinée.

 

Vous avez des questions ?

Vous souhaitez lire les dossiers ou parcourir les présentations faites ?

►Contactez vos élus et représentant Cfdt au Comité Central d’Entreprise :

Jean-Luc Babois, Patrick Bernardet, Lila Beyk, Christophe Bezault, Joëlle Bortolotti, Bernard Bosc, Hugues Bouchez, Jean Boussel, Olivier Brugniaud, Frédérique Carel, Corinne Delaye, Isabelle Floc’H, Elisabeth Hivert, Michel Kurtz, Patricia Labache, Philippe Labbé, Maryse Le Pen, Xavier Mathieu, Christophe Nogre, Corinne Odorico, Denis Ponce, Alain Sanchez, Antony Sanchez, Sylvie Séraline, Frédéric Souhard, Eddy Vanoverschelde, Luc Varin, Christophe Vercoutère, Monique Vergin